GRTgaz, TIGF et le réseau de transport français de gaz

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GRT gaz et TIGF : les gestionnaires du réseau de transport de gaz

Transport du gaz naturel : 2 gestionnaires de réseau de transport

GRTgaz et TIGF

Le réseau de transport de gaz naturel est composé de trois zones d’équilibrage. Deux de ces zones sont gérées par GRTgaz tandis qu’une zone est gérée par TIGF.

Le réseau de transport de gaz français
3 zones de transport distinctes Zone GRTgaz Nord Zone GRTgaz Sud Zone TIGF
3 points d’échanges de gaz distincts (PEG) PEG Nord PEG Sud PEG TIGF
2 gestionnaires de réseau de transport (GRT) GRTgaz TIGF

Quelles missions pour les transporteurs de gaz ?

Les GRT a plusieurs missions, aux premiers rangs desquelles :

  • l'entretien du réseau de gazoducs existant
  • le développement du réseau afin d'en décongestionner les points d'entrée et de sortie, et d'augmenter la capacité de transport

A cela s'ajoutent plusieurs obligations, à l'égard des différents clients détaillées dans le tableau ci-dessous :

Obligations des transporteurs de gaz envers ses parties prenantes
Partie prenante Obligations
Clients du réseau de distribution particuliers et professionnels
  • veiller en toutes circonstances à la continuité de l'approvisionnement, notamment lors des pics de consommation en cas d'hiver très rigoureux
Clients industriels (connectés directement au réseau de transport)
  • acheminer le gaz naturel jusqu’aux clients industriels et aux distributions publiques, dans des conditions de coûts et de sécurité optimales
  • acheminer le gaz naturel jusqu’aux clients industriels et aux distributions publiques, dans des conditions de coûts et de sécurité optimales
Expéditeurs de gaz (qui injectent le gaz sur le réseau)
  • offrir un accès au réseau de transport à tous les expéditeurs de gaz naturel agréés, en toute transparence mais avec confidentialité et sans discrimination

Deux GRT : une héritage de l’histoire du gaz naturel en France

Région Transport Stockage
Quart Sud-Ouest de la France tigf
TIGF (13% du réseau)
tigf
TIGF (22% de la capacité de stockage française)
Restant du territoire GRTgaz
GRTgaz (2 sites de stockage, pour 87% du réseau)
GRTgaz
Storengy (12 sites de stockage, pour 78% de la capacité de stockage française)

Le réseau de transport d’électricité français est géré par un unique gestionnaire de réseau de transport. Le réseau de transport de gaz français est, quant à lui, géré par deux GRT différents. La raison derrière la gestion du réseau de transport de gaz français par différents acteurs est à trouver du côté de l’histoire du gaz naturel en France.

Dans les années 1950, un gisement de gaz naturel est découvert en France à Lacq, dans les Pyrénées-Atlantiques. Son exploitation est confiée à Gaz du Sud-Ouest (GSO). La société est également chargée de commercialiser le gaz dans le Sud-Ouest de la France. En complément, une Compagnie française du méthane (CFM) est créée afin de commercialiser le gaz issu du gisement de Lacq hors du quart sud-ouest de la France.

Au début de la décennie 2000, la CFM et GSO appartenaient de concert au groupe Engie et à Total. Sous l’égide de la Commission de régulation de l’énergie, il a été convenu en 2004 que la Total transférerait la propriété de la CFM à GDF, tandis que GDF transférerait la propriété de GSO à Total. Il a résulté de cet échange la fusion, au 1er janvier 2005 :

  • des zones CFM Ouest et GDF Ouest en une zone GRTgaz Ouest ;
  • des zones CFM Centre et GDF Sud en une zone GRTgaz Sud ;
  • de plus, la zone GSO est devenue la zone TIGF.

GRTgaz et TIGF aujourd’hui

GRTgaz, le principal GRT français

A fin 2013, GRTgaz avait la gestion :

  • d'un réseau principal, long de plus de 8 000 km, constitué de canalisations pouvant atteindre la largeur de 1,2 mètre, et dont la carte correspond à celle du réseau d'autoroutes ;
  • d'un réseau régional long de 23 000 km, qui a pour fonction d'alimenter directement les réseaux de distribution et les clients industriels, et donc la carte correspond à celle du réseau de routes nationales et départementales.

Les canalisations de gaz naturel sont presque systématiquement enterrées, ce qui permet d'assurer leur discrétion et leur sécurité.

  • GRTgaz en chiffres
  • 32 320 km de canalisations haute pression
  • 589,9 TWh transportés
  • 771 TWh échangés aux PEG (points d’échange de gaz)
  • 1,956 milliard d'euros de chiffre d’affaires

TIGF, le GRT de gaz naturel dans le quart Sud-Ouest de la France

Filiale de Total jusqu’en 2013, l’entreprise a été cédée à un consortium regroupant la Snam (acteur du transport du gaz naturel en Italie), EDF et GIC (Government of Singapore Investment Corporation, fonds souverain de Singapour).

TIGF gère le réseau de transport du gaz naturel dans le quart sud-ouest de la France. Ce réseau, dans le sous-sol béarnais, permet d'acheminer le gaz naturel en provenance de terminaux méthaniers, de gazoducs, ou de sites de stockage (comme le site géologique de stockage de Lussagnet, dans les Landes) jusqu'aux bassins de consommation. Ces " autoroutes " du gaz naturel sont enfouies à 1,2 m dans la terre. Elles irriguent 15 départements de Bordeaux à Perpignan.

réseau tigf

TIGF est l'héritière des grandes heures de l'exploitation du gisement gazier de Lacq (Pyrénées-Atlantiques). Elle emploie près de 500 salariés, exploite 14% du réseau français de gazoducs, soit un réseau de près de 5.000 km, et gère 22% des capacités nationales de stockage de gaz, dont les sites de Lussagnet (Landes) et Izaute (Gers).

On peut se demander pourquoi le réseau de transport du gaz naturel dans le quart sud-ouest de la France est géré par une entreprise distincte de GRTgaz, filiale de GDF Suez. S'agissant de l'électricité, c'est en effet RTE, filiale d'EDF, qui gère l'intégralité du réseau de transport français. Cette particularité du réseau de transport du gaz français traduit une spécificité de l'histoire du gaz en France : l'exploitation d'un gisement de gaz naturel dans le sud-ouest de la France.

Un gisement de gaz naturel a été découvert aux débuts des années 1950 en France près de la commune de Lacq. Situé dans le département des Pyrénées-Atlantiques en Aquitaine, ce gisement a été exploité jusqu'à 2013, date de son épuisement.

A ses débuts, l'exploitation du gisement de Lacq était confiée à la Société Nationale de Gaz du Sud-Ouest, filiale d'Elf et de Gaz de France (GDF). Cette organisation a repris la suite de la Régie Autonome des Pétroles qui exerçait depuis 1939 les activités de prospection du gaz naturel en France. En 2000, Elf a fusionné avec Total. C'est donc Total et GDF qui co-détenaient la Société Nationale de Gaz du Sud-Ouest.

Un accord signé entre Total et GDF Suez le 17 octobre 2004 sous l'égide de la Commission de Régulation de l'Energie (CRE) a confié la propriété de GSO à Total tandis que la CFM est devenue propriété de GDF Suez.

La Société Nationale du Gaz du Sud-Ouest (GSO), désormais filiale de Total, a été renommée TIGF en 2005. Elle a, par la suite, absorbé la filiale chargée du stockage du gaz. Elle exerce donc à la fois le métier de gestionnaire de réseau de transport et de stockage du gaz naturel.

Total a vendu TIGF à un consortium d'entreprises en 2013 comme le montre le tableau ci-dessous :

Actionnaires de TIGF
Avant 2013 Depuis 2013
Total EDF
Snam
GIC (Government of Singapore Investment Corporation)

TIGF a prévu d'investir 400 millions d'euros sur dix ans (2012-2021). Son programme se divise en trois grands projets : l'Artère du Béarn, Girland et Euskadour, qui déploieront le réseau du Sud-Ouest de la France et favoriseront les échanges avec l'Espagne. Les investissements contribueront à l'intégration des marchés ibériques au réseau européen, à la réversibilité des flux entre pays ainsi qu'à la sécurité d'approvisionnement de gaz en Europe.

projets gazoduc tigf

Source : TIGFLe réseau de transport français de gaz

Introduction

GRTgaz et TIGF

GRTgaz et TIGF sont les deux gestionnaires de réseau de transport de gaz en France

Entre son lieu d’extraction et son lieu de consommation, le gaz naturel doit être acheminé.

  • De son lien d’extraction jusqu’en France, le gaz naturel emprunte :
    • un gazoduc pour transiter par voie terrestre jusqu’en France. Le transport du gaz naturel sur longue distance s'effectue majoritairement par des canalisations appelées gazoducs, qui permettent l'acheminement du gaz naturel de sa zone d'extraction à sa zone de consommation. 
    • ou un méthanier pour être transporté sous forme liquide (GNL) jusqu’en France ;
  • En France, de son lieu d’arrivée jusqu’à son lieu de consommation, le gaz naturel est acheminé :
    • au moyen d’un réseau de transport sur de longues distances ;
    • et, éventuellement, à l’intérieur d’un bassin de consommation donné, via un réseau de distribution.

D'après BP, les gazoducs transportaient en 2006 71,8% des volumes de gaz échangés, contre 28,2% pour la filière du gaz naturel liquéfié (GNL).

La chaîne valeur du gaz naturel

Un réseau de transport, trois zones d’équilibrage

Le réseau de transport de gaz français est organisé en trois zones d’équilibrages distinctes. Chaque expéditeur de gaz naturel doit assurer un équilibre journaliser entre ses injections et les soutirages de ses clients pour chacune de ces trois points d’équilibrage du gaz :

  • La zone GRTgaz nord couvre le nord du territoire français ;
  • La zone GRTgaz sud couvre le sud du territoire français, à l’exception de sa partie sud-ouest ;
  • la zone TIGF couvre le quart sud ouest de la France.
Carte du réseau de transport de gaz naturel en France (source: CRE)

Carte du réseau de transport de gaz naturel en France (source : CRE)

Vers une réduction des zones d’équilibrage

2003-2009 : de 8 à 3 zones d’équilibrage

Les zones d’équilibrage du réseau de transport de gaz français se sont progressivement réduites en nombre. Alors qu’il existait 8 zones d’équilibrage au 1er janvier 2003, il n’existe plus que 3 zones d’équilibrage depuis le 1er janvier 2009.

  • Le 1er janvier 2005, les zones GDF Ouest et CFM Ouest ont en effet fusionné en une zone GRTgaz Ouest tandis que la zone GDF Sud fusionnait avec la zone CFM Centre pour créer une zone GRTgaz Sud ;
  • Puis, le 1er janvier 2009, les trois zones d’équilibrage du nord (GRTgaz Ouest, GRTgaz est et GRTgaz Nord) ont fusionné et créé une zone GRTgaz Nord.
Fusion des 3 zones du nord de la France

La fusion des trois zones du Nord a été bénéfique puisqu’elle a rendu le marché de gros du gaz naturel sur cette zone plus attractif. En 2011, 90% des échanges de gaz naturel aux points d’échange gaz (PEG) en France ont été réalisés sur le PEG Nord.

Répartition des volumes négociés sur les différents points d'échanges gaz (PEG) français en 2011 (total: 419,5 TWh)

Source des données : CRE

Vers une fusion des 3 zones d’équilibrage ?

Les points d’échange gaz, PEG Nord et PEG Sud devraient fusionner d’ici 2018 afin de créer un PEG France qui sera plus liquide. Toutefois, ce rapprochement suppose l’augmentation des capacités d’échange entre le nord et le sud. De plus, d’ici à 2015, les zones TIGF et GRTgaz devraient se rapprocher.Les gazoducs sont destinés à trois usages principaux s'étalant sur la chaîne de valeur du gaz naturel. Les gazoducs de collecte permettent d'acheminer le gaz naturel issu des sites d'extraction ou de stockage vers les sites de traitement du gaz. Les gazoducs de transport (haute pression) permettent d'acheminé du gaz traité (prêt à la consommation) aux portes des grandes zones de consommation de gaz naturel (zones industrielles, villes). Les gazoducs de distribution (basse pression) acheminent le gaz au sein des zones de consommation pour arriver sur les sites clients.

Le transport par gazoducs

Les gazoducs sont destinés à trois usages principaux s'étalant sur la chaîne de valeur du gaz naturel. Les gazoducs de collecte permettent d'acheminer le gaz naturel issu des sites d'extraction ou de stockage vers les sites de traitement du gaz. Les gazoducs de transport (haute pression) permettent d'acheminé du gaz traité (prêt à la consommation) aux portes des grandes zones de consommation de gaz naturel (zones industrielles, villes). Les gazoducs de distribution (basse pression) acheminent le gaz au sein des zones de consommation pour arriver sur les sites clients.

Gazoducs terrestres et gazoducs sous-marins

Les gazoducs terrestres prennent la forme de canalisations enterrées à environ un mètre de profondeur, par souci esthétique. Toutefois, lorsque le sol est gelé (permafrost) ou que la zone est désertique, les gazoducs prennent la forme de canalisations posées sur le sol. Les gazoducs sous-marins sont de plus en plus nombreux (à l'image des projets South Stream sous la mer Noire et North Stream sous la Baltique) et sont beaucoup plus onéreux à construire que les gazoducs terrestres.

Caractéristiques techniques des gazoducs

Un gazoduc est fait de tubes d'acier mis bout à bout et soudés pour constituer une canalisation. A l'extérieur, un gazoduc est recouvert d'un isolant permettant de le protéger contre la corrosion. A l'intérieur, un gazoduc peut être recouvert d'un matériau permettant une meilleure circulation du gaz transporté ou une meilleure résistance à la corrosion

Les gazoducs à haute pression transportent le gaz sous des pressions de 16 à plus de 100 bars. Sur son chemin, le gazoduc sera marqué tous les 80 à 250 kilomètres par des stations de compression afin de maintenir cette pression à son niveau optimal. Le gazoduc de transport sera également ponctué de postes de livraison, qui permettent la sortie du gaz transporté dans le gazoduc vers des réseaux de distribution de gaz naturel ou vers des gros sites de consommation (grands comptes industriels).

Gazoducs et considérations politiques

Les gazoducs internationaux établissent une interdépendance entre les pays producteurs de gaz naturel et les pays consommateurs. En effet, un pays producteur entrera dans une relation de dépendance par rapport à son acheteur s'il ne dispose que d'un débouché d'exportation matérialisé par un gazoduc. Réciproquement, le pays acheteur est dépendant des volumes de gaz fournis par le pays producteur s'il n'a pas diversifié les routes des gazoducs entrants sur son territoire. Les pays de transit, qui voient passer les gazoducs sur leur territoire, peuvent également se servir des gazoducs comme d'un levier pour exercer une pression politique sur les pays producteurs et sur les pays destinataires.

Au contraire, la chaîne du gaz naturel liquéfié présente moins cette relation d'interdépendance entre producteurs et consommateurs : les méthaniers peuvent choisir des routes différentes, et une rupture d'approvisionnement en provenance d'un pays producteur X peut facilement être compensé par l'ouverture d'une nouvelle route en provenance d'un pays producteur Y.

Selectra est le 1er comparateur des offres des fournisseurs d’électricité et de gaz en France, avec 172 000 contrats signés par son intermédiaire en 2016.

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